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DOSSIER SPÉCIAL RENTRÉE · numéro double
Bonjour à tous, on se retrouve pour un nouveau numéro, et celui-ci est un peu particulier. Six catégories de rentrée sont passées au relevé : poux, sommeil, peau, vitamines, cheveux, sport. C'est un numéro double, compte une bonne dizaine de minutes. Toutes les mesures de ce numéro datent du relevé du 10 septembre. Un mot pour situer : l'immunité et la carence ont été traitées il y a deux numéros, ce dossier n'y revient pas.
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Dossier spécial rentrée : ce qui bouge vraiment
Pour chaque grande catégorie de la rentrée : où en est la demande, quelle est sa fenêtre, et ce qui bouge en ce moment à l'intérieur. Un actif qui a plus que triplé en un an, une saison déjà passée, deux fenêtres qui s'ouvrent d'ici novembre. Tout est mesuré sur les recherches Google en France, et une dernière partie regarde la même rentrée dans cinq autres pays.
Au sommaire de cette édition
- ▌ Ta rentrée en un coup d'œil : les six catégories, leur fenêtre et où elles en sont
- ▌ Poux : le sommet est passé, et il est le plus bas des cinq saisons
- ▌ Sommeil et rythme : pas de saison marquée, mais un point haut fin août
- ▌ Peau et imperfections : l'actif a plus que triplé, la gamme historique repart
- ▌ Vitamines et tonus : la famille tient, une marque décroche
- ▌ Cheveux et chute d'automne : la fenêtre est déjà ouverte
- ▌ Sport et récupération : le cœur est en novembre, la demande y est déjà
- ▌ Un pas de côté : la même rentrée vue de six pays
En trente secondes.
- Le sommet des poux est tombé la semaine du 23 août, environ un sixième sous celui de l'an dernier : quand les classes reprennent, l'essentiel de la recherche est passé.
- L'acide azélaïque se situe à 3,12 fois son niveau de l'an dernier à la même date. C'est le mouvement le plus net du relevé, et la France est le pays où il est le plus fort des six mesurés.
- La créatine est déjà à 99,4 % du sommet de l'an dernier alors que son cœur de saison est en novembre.
Ta rentrée en un coup d'œil
Avant le détail, ta rentrée en un coup d'œil :
| Catégorie (focus) |
Quand ça se joue |
Au relevé du 10 septembre : % du sommet de l'an dernier |
| Poux |
du 6 juillet au 7 décembre |
77,6 % · sommet passé, un sixième sous 2025 |
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Sommeil et rythme (mélatonine) |
pas de saison marquée |
84,1 % · point haut fin août |
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Peau et imperfections (acide azélaïque) |
du 28 septembre au 28 décembre |
149,5 % · la montée est en cours |
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Vitamines et tonus (multivitamines) |
du 24 août au 28 décembre |
57,3 % · le cœur est en octobre |
| Cheveux et chute d'automne |
du 22 juin au 28 décembre |
76,0 % · la fenêtre est ouverte |
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Sport et récupération (créatine) |
cœur de saison en novembre |
99,4 % · déjà au niveau du sommet |
Chaque pourcentage est calculé de la même façon, au relevé du 10 septembre : la moyenne des quatre dernières semaines complètes, rapportée au sommet de la saison de l'an dernier. Le détail de chaque ligne suit.
Poux : le sommet est passé, et il est le plus bas des cinq saisons
Passé.
83,2 % : le sommet de cette année rapporté à celui de 2025. C'est le plus bas des cinq saisons relevées.
Le réflexe de rentrée place les poux en septembre. Sur cinq ans de recherches, le sommet tombe fin août, à une ou deux semaines près selon l'année. Cette année il est tombé la semaine du 23 août, et la semaine suivante redescend : la demande est passée par son sommet.
Ce qui compte davantage, c'est l'amplitude. Le sommet de cette année est le plus bas des cinq relevés. Sur les quatre dernières semaines complètes, la demande se situe à 77,6 % du sommet de l'an dernier. La fenêtre, elle, reste longue : la saison de l'an dernier a couru du 6 juillet au 7 décembre.
Un mot sur la forme, parce que c'est ce qui a bougé à l'intérieur. Dans les recherches associées, le shampoing et le peigne arrivent devant la lotion, qui était le réflexe historique de la catégorie.
Sommeil et rythme : pas de saison marquée, mais un point haut fin août
En cours.
Sur les quatre dernières semaines complètes, la mélatonine se situe à 84,1 % du sommet de l'an dernier.
À la dernière semaine d'août, la demande de mélatonine est à son plus haut niveau des deux dernières années, et c'est la dernière semaine complète du relevé.
L'intuition voudrait pourtant un pic au retour des horaires scolaires. Il n'y en a pas : sur deux ans, cette demande ne monte pas vers un sommet, elle occupe l'année. On a cherché la semaine du pic, puis le mois du pic. Ni l'une ni l'autre ne résiste au test de stabilité : les deux meilleurs moments sont trop proches pour qu'on puisse en désigner un.
Ce point haut de fin août tombe pile à la reprise. Ça, c'est du solide.
Le focus, c'est le vocabulaire. Sur l'ensemble des recherches associées relevées, le registre « adulte » n'apparaît pas une seule fois. Le registre « enfant » émerge, sans peser lourd. Ce qui domine très largement, c'est le dosage : les recherches portent sur des milligrammes. La question posée n'est pas à qui ça s'adresse, mais combien. Un cadre pour lire ça : selon Le Quotidien du Pharmacien, en dessous de 2 mg par prise le produit relève du complément alimentaire, et les références vendues en libre accès s'arrêtent à 1,9 mg. Le dosage n'est pas un détail, c'est la ligne de partage.
Peau et imperfections : l'actif a plus que triplé, la gamme historique repart
En cours.
L'acide azélaïque se situe à 3,12 fois son niveau de l'an dernier à la même date.
C'est le mouvement le plus net de tout le relevé, et il ne porte pas sur une gamme : c'est un actif. Il se situe aussi à 149,5 % du sommet qu'il avait atteint l'an dernier, autrement dit il a dépassé son propre plus haut. Sa montée était encore en cours au relevé du 10 septembre : la semaine la plus haute de la série en est la dernière, on ne peut donc pas dire que son sommet est derrière.
Une précaution qui compte autant que le chiffre : cet actif reste une petite demande, environ cinq fois moins de volume que la catégorie de soin courante qui sert ici de référence. Une forte croissance sur un petit marché reste une forte croissance sur un petit marché. Et sa fenêtre est devant : l'an dernier, elle a couru du 28 septembre au 28 décembre.
Le contre-pied est à côté. Les deux gammes historiques du segment ne reculent plus. Sebiaclear est à 108,0 % de son niveau de l'an dernier à la même date, donc au-dessus. Effaclar est à 94,0 %. Fin août, les deux étaient plus bas ; en deux semaines, l'une est repassée devant. La rentrée fait revenir la demande sur les gammes installées pendant que l'actif, lui, suit sa propre pente.
Vitamines et tonus : la famille tient, une marque décroche
Devant.
Berocca se situe à 76,0 % de son niveau de l'an dernier à la même date, quand le terme « fatigue » est à 105,0 %.
C'est l'écart qui fait la section. La famille dans son ensemble tient : « fatigue » est au-dessus de son niveau de l'an dernier, les multivitamines à 96,0 %. Une seule marque décroche, et c'est la plus connue.
L'autre information est calendaire, et elle est utile : la fenêtre des multivitamines est devant. L'an dernier, elle s'est ouverte le 24 août et a couru jusqu'au 28 décembre, avec un cœur en octobre. Sur les quatre dernières semaines complètes, ce terme se situe à 57,3 % du sommet de l'an dernier : le cœur de saison n'a pas commencé. Une précision qui compte : ce terme est petit, environ dix fois moins recherché que la catégorie de référence. C'est une fenêtre nette sur un petit volume.
Cheveux et chute d'automne : la fenêtre est déjà ouverte
Devant, et déjà commencé.
Sur les quatre dernières semaines complètes, la catégorie se situe à 76,0 % du sommet de l'an dernier, et sa fenêtre est déjà ouverte.
C'est la correction la plus utile de ce numéro. On dit volontiers « la chute d'automne, c'est octobre ». Sur cinq ans, les sommets se dispersent : ils tombent selon l'année entre la fin août et la fin octobre, et l'écart entre le plus tôt et le plus tard atteint six semaines. Il n'y a donc pas de date à annoncer, mais une fenêtre large, et elle est ouverte depuis la fin août.
Le focus porte sur une gamme. Forcapil avait un pic d'automne régulier de 2021 à 2024. En 2025, il n'y en a pas eu : la seule pointe de l'année est un pic isolé d'une seule semaine, en avril. Sur les quatre dernières semaines complètes, la gamme se situe à 37,3 % du sommet de l'an dernier, quand sa catégorie est à 76,0 %. Une réserve honnête : cette série est petite, et à ce niveau de mesure les variations d'une semaine à l'autre ne veulent pas dire grand-chose. Ce qui se lit, c'est la présence ou l'absence d'un pic d'automne, pas un niveau à la décimale.
Sport et récupération : le cœur est en novembre, la demande y est déjà
Devant.
La créatine se situe déjà à 99,4 % du sommet de l'an dernier, alors que son cœur de saison est en novembre.
Voilà une demande installée, et bien plus lourde que tout ce qui précède : c'est le deuxième volume de tout le relevé, environ deux fois la catégorie de référence. Son cœur de saison est en novembre, c'est le seul mois que le test de stabilité laisse publier tel quel dans ce dossier. Mais elle n'attend pas novembre pour être haute : elle est déjà au niveau du sommet de l'an dernier.

Le focus, c'est la forme. Le monohydrate est à peu près deux fois son niveau de l'an dernier à la même date. Là encore la série est petite, donc on reste en mots : c'est un ordre de grandeur, pas une décimale. Le vocabulaire, lui, est très classique : la poudre et le monohydrate dominent, et les formats qui font parler ailleurs, les gommes à mâcher notamment, sont absents des recherches françaises. Zéro occurrence. C'est un écart intéressant avec ce qu'on lit d'outre-Atlantique : selon NielsenIQ, la créatine est l'ingrédient dominant des lancements sport de 2026, formats diversifiés compris, et selon SPINS les ventes américaines progressent de 56 % en valeur pour 21 % en unités, et les produits lancés depuis moins d'un an y représentent un quart du marché. En France, la forme historique tient encore tout le terrain.
Un mot sur une attente déçue. La veille internationale annonce depuis des mois que la créatine se diffuserait vers un public féminin. Le relevé français ne le montre pas : dans les recherches associées, une seule requête sur trente-huit porte une mention de genre.
Un pas de côté : la même rentrée vue de six pays
La même mesure a été refaite sur les recherches de cinq autres pays : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie. Chaque pays est comparé à lui-même un an plus tôt, jamais aux autres : les échelles ne sont pas communes.

Trois choses ressortent. L'acide azélaïque monte partout, et c'est en France qu'il monte le plus fort : 3,06 fois son niveau de l'an dernier sur l'échelle commune aux six pays, un peu moins que le 3,12 de la section précédente, qui est lu sur une autre fenêtre. Viennent ensuite l'Italie à 2,79, le Royaume-Uni à 2,36, les États-Unis à 2,12 et l'Espagne à 1,93. La série allemande est trop faible pour être mesurée, sa case reste vide. Sur la créatine, la France est à 1,56, devant les États-Unis à 1,15 et le Royaume-Uni à 1,27, mais derrière l'Italie à 1,79 et l'Allemagne à 1,62 : l'idée d'un marché français qui rattraperait l'Amérique ne tient pas, c'est plutôt l'Amérique qui progresse moins vite. Le cortisol, enfin, est au-dessus de son niveau de l'an dernier dans les six pays, de justesse aux États-Unis (1,04), nettement en Espagne (1,61).
Le reste est plus calme. Les poux reculent en France, en Italie et en Allemagne, et tiennent aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne : l'érosion n'est pas une affaire française. La mélatonine et la chute de cheveux sont stables partout, sauf au Royaume-Uni et en Italie.
Sur le radar
Un rendez-vous déjà pris reste à l'agenda : en octobre, on reviendra sur la bascule des formes dans la chute de cheveux. Ce n'est pas encore l'heure de trancher, et aucun pari n'arrivait à échéance ce mois-ci. Deux signaux entrent en observation. Le premier, à revoir en novembre : Forcapil retrouve-t-elle une saison d'automne, alors qu'elle n'en a pas eu l'an dernier ? Le second, à revoir en décembre : la demande française sur le cortisol, qui passe cette année au-dessus de son niveau de l'an dernier, s'installe-t-elle vraiment ? Ce sont des choses qu'on surveille, pas des choses qu'on promet.
Une chose se répète d'une catégorie à l'autre dans ce relevé, et elle mérite d'être dite pour ce qu'elle est : ce qui bouge, ce sont des actifs et des formes plus que des noms de gammes. L'azélaïque, le monohydrate, le peigne et le shampoing bougent ; les gammes installées, elles, suivent leur propre calendrier. C'est le constat de ce relevé-ci, sur ces six catégories et cette semaine-là, pas une loi générale du marché.
Si un confrère lit par-dessus ton épaule, ce numéro est fait pour circuler.
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Kontoir accompagne les équipes directement sur leur poste au comptoir. Lors de la vente lorsqu'une opportunité pertinente est détectée, le logiciel fait remonter la recommandation adaptée : conseil associé à forte marge, challenge en cours et produit à date de péremption courte.
L'objectif : aider l'équipe à mieux conseiller et à valoriser les priorités de l'officine.
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Ce numéro est soutenu par Kontoir. Le contenu éditorial est indépendant du partenaire et n'a pas été relu par lui.
— Marin
Méthodologie. Toutes les mesures portent sur les recherches Google, en granularité hebdomadaire. Pour la France, le relevé date du 10 septembre 2026 et la dernière semaine complète retenue est celle du 30 août au 5 septembre 2026. Chaque famille est lue sur une seule échelle, déclarée à l'avance : cinq ans pour les poux et les cheveux, dont la saisonnalité justifie une lecture multi-annuelle, vingt-quatre mois pour les quatre autres. Les deux échelles ne sont jamais mélangées dans un même calcul. Une position à date est la moyenne des quatre dernières semaines complètes rapportée au sommet de la saison de l'an dernier. Les volumes sont exprimés en multiples d'une catégorie de soin courante servant de référence stable, jamais en valeurs d'échelle brutes, qui ne sont pas comparables d'une requête à l'autre. Une fenêtre de demande est la période durant laquelle la demande se maintient au-dessus de la moitié du sommet de sa saison ; son cœur est la période au-dessus de 70 %. On ne publie un mois ou une semaine de pic que lorsque l'écart avec le deuxième candidat dépasse 5 % : en dessous, le classement change d'un relevé à l'autre et seule la fenêtre est publiée. Une série trop petite pour être lue à la décimale est décrite en mots. Les registres de vocabulaire proviennent des recherches associées sur le dernier mois glissant. Les gammes nommées sont celles dont la présence en officine est vérifiée au comptoir. La comparaison internationale porte sur six familles et six pays, chaque pays étant comparé à lui-même : les niveaux ne sont pas comparables d'un pays à l'autre. Les faits extérieurs au relevé sont attribués dans le texte à leur source, ici Fresha via Happi, SPINS, NielsenIQ et Le Quotidien du Pharmacien. Aucune source sociale n'a été utilisée dans ce numéro.
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