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Le focus solaires de la semaine dernière a bien accroché, et les retours m'ont confirmé que ce format par catégorie te parle. On continue donc avec un autre incontournable à l'approche de l'été : les anti-moustiques.
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Anti-moustique : la saison démarre plus fort que les cinq dernières années
La saison anti-moustique 2026 démarre plus fort que les cinq dernières années : plus de demande, pas une saison plus précoce. Reste à savoir où elle se trouve (au Sud) et comment elle se cherche (par marque, pas par molécule). Intelligence marché du rayon répulsifs.
Deuxième focus catégorie. Trois choses que la demande dit de ta saison anti-moustique 2026. Elle démarre plus fort que les cinq dernières années. Elle reste au Sud, quand le Nord ne fait que s'informer sur l'insecte. Et elle se cherche par marque, presque jamais par molécule. On a croisé la courbe de début de saison sur cinq ans, deux cartes régionales et la hiérarchie des marques cherchées. 4 min de lecture.
Au sommaire de cette édition
- ▌ Début de saison : la demande au plus haut depuis 2022
- ▌ Deux cartes : on parle du tigre au Nord, on l'achète au Sud
- ▌ On ne cherche pas une molécule, on cherche une marque
1. Début de saison : la demande au plus haut depuis 2022
À fenêtre comparable (janvier à mai), 2026 est le plus fort début de saison des cinq dernières années, soit depuis 2022 : +18,8% vs 2025. Le marché ne stagne pas, il s'épaissit par son début de saison plutôt que par son sommet.
Attention au sens : c'est l'intensité de la demande qui est au plus haut, pas un démarrage plus précoce. Le décollage reste calé sur avril-mai. Et un début de saison fort ne garantit pas un gros été : en 2024, le début était déjà élevé, le pic estival est pourtant resté modéré. Démarrage et sommet de saison ne vont pas mécaniquement ensemble.
Deux lectures coexistent. Le pic estival, le sommet de juin-juillet, ne bat plus 2023 : les étés 2024 et 2025 sont repassés dessous. Le début de saison, lui, grimpe : sur la tranche janvier-mai, 2026 est le plus fort des cinq dernières années, +18,8% au-dessus de 2025 (en moyenne hebdomadaire, à fenêtre comparable). Et ce n'est pas une progression continue : de 2022 à 2025 le niveau était stable, c'est 2026 qui décroche vers le haut.
Concrètement : le début de saison pèse de plus en plus lourd face au seul pic d'été. La demande de janvier-mai est au plus haut des cinq dernières années pendant que le pic estival recule sous 2023 : elle s'étale dans l'année au lieu de se concentrer sur juillet-août.
2. Deux cartes : on parle du tigre au Nord, on l'achète au Sud
Deux recherches Google, deux géographies inverses. La demande de produit (« anti moustique ») est méridionale : PACA et le Languedoc-Roussillon sont en tête à égalité (indice 100) sur 22 régions. La curiosité pour l'insecte (« moustique tigre ») suit les fronts de colonisation récente du Nord et de l'Est, où PACA tombe 18e sur 22.
L'intuition est logique : le tigre est remonté du Sud dans les années 2004-2012, la demande de répulsifs devrait suivre. Vrai, mais à condition de regarder la bonne carte. Il y en a deux, et elles s'opposent.
La première, c'est la demande de produit : ce que tes clients tapent quand ils cherchent « anti moustique ». Plein Sud. En tête sur 12 mois, à égalité au sommet, Languedoc-Roussillon et PACA, puis Aquitaine, Midi-Pyrénées et Corse. Le grand Nord ferme la marche. Là où le tigre est installé de longue date, on ne s'interroge plus sur l'insecte, mais on achète le répulsif chaque été.
La seconde, c'est la curiosité pour l'insecte : les recherches « moustique tigre ». Carte inversée. En tête, les régions de colonisation récente (front actif 2015-2025 selon l'ANSES) : Limousin, Poitou-Charentes, Alsace, Bourgogne. C'est nouveau, on cherche à comprendre. PACA, la région la plus infestée de France, tombe 18e sur 22 : le tigre y est si banal qu'il ne fait plus chercher personne.
Le piège : prendre la carte du Nord (la curiosité) pour un signal de demande. Ces deux cartes mesurent des recherches, pas une densité d'insectes, et même deux recherches distinctes ; rien ne dit que la curiosité d'aujourd'hui deviendra la demande de demain. PACA reste la région la plus infestée dans les deux cas (Google cartographie sur les anciennes régions, d'où le « sur 22 ») ; ce qui change, c'est ce que ses habitants tapent.
Concrètement : le volume est au Sud, là où l'on achète. Au Nord, sur les fronts récents, tu vois surtout de la curiosité ; le consommateur du Limousin ou de l'Alsace arrive plus souvent avec une question (qu'est-ce que c'est, qu'est-ce qui protège) qu'avec une intention d'achat. La pédagogie y pèse plus lourd qu'au Sud.
Sources : recherches Google par région sur 12 mois, « anti moustique » (demande de produit) et « moustique tigre » (curiosité), indice relatif base 100 sur la région la plus active de chaque série ; découpage régional de la source, antérieur à 2016. Ancienneté de colonisation : ANSES, surveillance 2025.
3. On ne cherche pas une molécule, on cherche une marque
Top 4 des marques anti-moustique cherchées en France sur 12 mois : Pranarom, Cinq sur Cinq, Puressentiel, Apaisyl. Les molécules actives (DEET, IR3535, icaridine, citriodiol) sont quasi-absentes des recherches.
Le client ne cherche pas un actif. Il cherche un usage (« anti moustique »), un contexte (« moustique tigre ») ou une marque. Les quatre molécules réunies (DEET, IR3535, icaridine, citriodiol) pèsent moins que chacune des trois marques de tête. La molécule a sa place dans ton conseil, pas en point d'entrée.
En tête de la demande, Pranarom et Cinq sur Cinq, devant Puressentiel. Un bémol : Pranarom et Puressentiel sont des marques ombrelles d'aromathérapie, cherchées bien au-delà du répulsif. Leur rang reflète donc autant leur notoriété générale que la seule demande anti-moustique.
Concrètement : c'est l'usage et la marque qui parlent au consommateur, pas l'actif. « DEET 30 % » ne lui dit rien, « Cinq sur Cinq tropic » lui parle tout de suite. L'actif, lui, reste un argument de comptoir.
Trois choses à retenir. La saison anti-moustique 2026 démarre plus fort que les cinq dernières années : plus de demande, pas plus tôt. Cette demande reste au Sud, là où l'on achète, quand le Nord ne fait encore que s'informer sur l'insecte. Et elle se cherche par marque et par usage, presque jamais par molécule. L'arbitrage 2026 se joue sur le poids croissant du début de saison et sur le mix géographique et marques/usages, plus que sur le seul volume estival.
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— Marin
Méthodologie. Croisement de deux sources. Un, recherches Google : série temporelle « anti moustique » depuis 2021 pour le début de saison (cumul janvier-mai à fenêtre comparable, en moyenne hebdomadaire, et pic estival annuel) ; deux cartes régionales sur 12 mois, « anti moustique » (demande de produit) et « moustique tigre » (curiosité pour l'insecte), sur 22 régions (découpage de la source, antérieur à 2016), chacune en indice relatif base 100 sur sa propre région la plus active, sans agrégation entre découpages ni entre séries ; hiérarchie marques et molécules sur 12 mois (4 batches avec pivot « anti moustique » pour normalisation inter-batch). Deux, veille e-commerce parapharma pour cadrer l'univers des marques officine du rayon (cross-check whitelist éditoriale, 9 marques validées). Contexte entomologique tigre : ANSES, 81 départements métropolitains colonisés en 2025, contre une vingtaine en 2014. La densité ANSES est un contexte d'infestation, pas une mesure de demande.
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