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Bonjour à tous, on se retrouve cette semaine pour ce nouveau numéro au sujet de la chute de cheveux. Le pic d'octobre arrive, comme les quatre années précédentes. Ça, on le savait déjà. Ce que les données de cet été montrent en plus, c'est que la demande qui arrive a changé de visage : tes clients n'en parlent plus comme d'une « chute » mais de « cheveux fins », ils cherchent des formes plutôt que des marques, et les noms qu'ils tapent ne sont pas toujours ceux de ton rayon conseil. C'est ce décalage qu'on regarde de près dans ce numéro.
Le pic d'octobre arrive, mais la demande a changé de visage
La demande anti-chute revient comme chaque automne, mais tes clientes ne la nomment plus « chute » : elles cherchent des « cheveux fins ».
Au sommaire de cette édition
- ▌ La saison anti-chute en cours : position, calendrier et fenêtre de demande soutenue
- ▌ Vocabulaire Google : comment la demande se formule, entre générique, galéniques et marques
- ▌ Familles de produits : biotine, compléments oraux et topiques dans les recherches citables
- ▌ Conversation TikTok : mots du quotidien, marques citées et part de contenu sponsorisé
La saison grimpe vers son pic d'octobre, 4 années sur 4
Un point de méthode d'abord : sur cette catégorie, le lien entre conversation sociale et recherches Google est trop faible pour anticiper au-delà du calendrier. La fenêtre d'octobre tient sur la régularité saisonnière, pas sur un signal social avancé.
La demande se situe à 59,5 % du pic des 24 derniers mois et monte vers un sommet attendu en octobre, répété sur les 4 dernières années complètes.
Le calendrier, lui, ne bouge pas. Sur les 4 années quasi complètes observées, le pic de recherches tombe chaque fois en octobre. La courbe suit une montée progressive à partir de l'été, avec une accélération nette en août et septembre avant d'atteindre son sommet. La position actuelle, mesurée sur la semaine du 26 juillet 2026, s'inscrit dans cette rampe ascendante : la demande est à un niveau comparable à celui des années précédentes à la même période, et le profil saisonnier indique que les semaines à venir restent au-dessus du niveau actuel pendant encore 22 semaines.
Le niveau actuel (indice 44) comparé au pic des 24 derniers mois (indice 74) donne un rapport mécaniquement en deçà du sommet : c'est attendu à ce stade de la saison, pas le signe d'un affaiblissement. La demande monte.
Source : recherches Google en France sur les cinq dernières années, périmètre chute de cheveux, semaine du 26 juillet 2026 comme dernière observation complète.
Vocabulaire Google : galéniques devant, marques en retrait
Sur le dernier mois, 35,8 % du volume de recherches associées porte sur des formes et galéniques, contre 5,5 % seulement sur des marques nommées.
La demande reste majoritairement générique : 58,7 % du volume de recherches associées utilise des termes descriptifs du problème (« chute de cheveux femme », « traitement chute de cheveux »). Mais le deuxième bloc, à 35,8 %, est constitué de requêtes orientées vers des formes de produits : shampoings, sprays, soins, compléments. C'est ce bloc qui concentre les accélérations les plus nettes mesurées par les requêtes en forte progression sur le dernier mois : les recherches sur les sprays anti-chute et les soins anti-chute progressent rapidement, devant les requêtes sur les traitements pour femme, puis pour homme.
Les marques nommées ne représentent que 5,5 % du volume. Parmi elles, Luxéol est la première marque du vocabulaire installé, absente du référentiel officine-conseil de ce numéro. Oenobiol et Phyto apparaissent également en accélération sur les requêtes liées à la chute, et sont elles aussi absentes du référentiel officine-conseil. Plusieurs de ces marques sont distribuées en pharmacie : leur absence du référentiel ne signifie pas qu'elles sont hors officine. Forcapil, lui, figure dans le référentiel et apparaît également en accélération sur les requêtes associées.
Source : recherches Google en France sur le dernier mois, requêtes associées au terme chute de cheveux, périmètre produits de conseil parapharma.
Familles de produits : biotine en tête, topiques en minorité
Sur les recherches citables du périmètre parapharma, la famille actifs et nutriments représente 46,6 % du volume, devant les compléments oraux (41,5 %) et les topiques (11,9 %).
La famille « actifs et nutriments cités isolément » (biotine, kératine) pèse 46,6 % des recherches citables sur les 12 derniers mois. Les compléments oraux anti-chute (gélules, cures, levure de bière) représentent 41,5 %. Les shampoings, lotions et sérums appliqués ne totalisent que 11,9 %. Ce classement est à lire avec le périmètre en tête : il porte sur 9 termes mesurables, ce qui rend la part du leader mécaniquement élevée.
Un fait notable : le terme le plus cherché de tout l'univers mesuré est « perte de cheveux », devant « chute de cheveux ». Le vocabulaire que les gens tapent sur Google n'est pas toujours celui qu'on attendrait. Aucune famille ne présente de montée structurelle confirmée sur les 12 derniers mois, ce qui est cohérent avec la position dans la saison : le profil saisonnier historique place le pic en octobre, et c'est vers ce calendrier que l'ensemble du segment converge, sans qu'une famille se détache structurellement des autres.
Source : recherches Google en France sur les douze derniers mois, périmètre des 9 termes parapharma anti-chute citables, hors descripteurs génériques et médicaments.
TikTok : « pousse » et « cheveux fins » devant « chute », marques officine peu présentes
Sur 288 posts TikTok pertinents collectés, les mots « chute » (108 occurrences) et « pousse » (96 occurrences) dominent, mais « cheveux fins » (34 occurrences) et « cuir chevelu » (31 occurrences) signalent un registre de densité autant que d'anti-chute.
La conversation TikTok parle de chute, mais aussi de pousse, de volume, de routine capillaire et de densité. Ce vocabulaire est plus large que celui des recherches Google, qui reste centré sur « chute de cheveux » et ses variantes. Sur les réseaux, les termes « cheveux fins », « densité », « routine » et « cuir chevelu » circulent dans des posts qui ne tapent pas nécessairement ces mots sur un moteur de recherche : c'est un écart entre ce qui se dit sur les plateformes et ce qui se cherche, pas un écart avec le comptoir.
Les marques du référentiel officine-conseil (Ducray, Klorane, René Furterer) totalisent 7 mentions sur 89 mentions de marques au total dans ces 288 posts. La grande majorité des mentions de marques va à des marques absentes du référentiel officine-conseil. Par ailleurs, 41,7 % des posts pertinents relèvent d'un registre de geste (routine, application, soin) plutôt que de produit nommé. La part de contenu sponsorisé s'établit à 18,1 % des posts pertinents.
Source : 288 posts TikTok en français sur la chute de cheveux, collectés le 4 août 2026 via 5 hashtags, filtrés par pertinence. 18,1 % de contenu sponsorisé identifié.
À connaître au comptoir : la saison dure, le vocabulaire glisse
La fenêtre de demande soutenue s'étend sur 22 semaines à partir du niveau actuel, selon le profil saisonnier historique. Pendant cette période, les questions en officine portent de plus en plus sur la densité et les cheveux fins, pas seulement sur la chute. Les galéniques qui accélèrent dans les recherches Google sont les sprays et les soins appliqués, des formes moins représentées dans les recherches citables que les compléments oraux. La conversation TikTok amplifie ce glissement : « routine capillaire », « cuir chevelu », « volume » y apparaissent aux côtés de « chute » et « pousse ». Les marques qui captent cette demande reformulée sont majoritairement absentes du référentiel officine-conseil, ce qui ne signifie pas qu'elles sont absentes des pharmacies.
Sur le radar : ce qu'on surveille pour les prochaines semaines
Le Radar démarre avec ce numéro : on posera ici à chaque édition les signaux qu'on suit, et on confrontera les précédents à la réalité.
- La bascule galénique sur la chute : les formes topiques (sprays, soins) gagnent du terrain sur un marché resté très oral. On regarde si ça tient au pic d'octobre, et si ça se voit à ton comptoir.
- Côté jambes lourdes : une demande d'arbitrage revient au comptoir sur l'efficacité des veinotoniques en automédication. On la suit (on rapporte la demande, jamais un avis d'efficacité).
Rendez-vous en octobre pour confronter ces deux signaux à la réalité.
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— Marin
Méthodologie. Les tendances de recherche proviennent des recherches Google en France, sur des fenêtres de cinq ans (saisonnalité), douze mois (familles de produits) et un mois (vocabulaire et accélérations). La conversation sociale repose sur 288 posts TikTok en français, retenus parmi 500 collectés via 5 hashtags le 4 août 2026 et filtrés par pertinence. La part de contenu sponsorisé dans ces posts s'établit à 18,1 %. Les accélérations de requêtes Google (sprays, soins, traitements) mesurent une vitesse de progression récente, distincte des volumes structurels : les deux instruments ne s'additionnent pas. Le lien entre conversation sociale et recherches Google est trop faible sur cette catégorie pour en tirer une anticipation directionnelle fiable.
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